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"balade contée au clair de lune", en savoir un peu plus...


Comme chaque fois, nous tentons de vous faire partager les découvertes faites lors de la préparation et du déroulement de nos activités. Pour la balade contée du 28 mars, suivez-nous ! c’est par ici...

Le Vieux Château de Aische

Deux fiefs en un.

Aische et Refail sont à vrai dire deux entités réunies sous une même bannière depuis des lustres. Mais avant ces lustres, on comptait une seigneurie hautaine relevant du Conté de Namur (Aische) et l’autre foncière, relevant du Duché de Brabant (Refail dit aussi Refayt). Les deux seigneuries furent réunies en la personne de Jacques Vaulx en 1462.

Les toutes premières fondations du château primitif d’Aische-en-Refail (qualifié de maison forte en 1577) remonte au Moyen-âge. La terre de Refail est bien plus ancienne et remonte à 1211. Elle passa des Glymes aux Vaulx et par les Huy. Aloysio du Bois acheta Aische le 3 mars 1648. Le château resta dans la descendance des du Bois jusqu’en 1934. Il avait été amélioré par Simon de Neuf qui y ajouta les deux ailes de retour en briques et pierre bleue. C’est lui aussi qui augmenta le château tout en moellons de calcaire étiré sur neuf travées et montant sur deux niveaux, repoussant l’étang et élargissant ailleurs les fossés. Il construisit un nouveau pont entre 1766 et 1771.

Aische n’était qu’une résidence secondaire. Peu habité pendant cent ans, sa fin partielle était prévisible.

A partir de 1830, le château n’a plus été habité en permanence et il cessa de l’être après 1865. Une fille du Bois s’allia à un Moretus (Plantin) de Bouchout. Les Moretus devinrent propriétaires effectifs en 1897. Le château s’est très bien conservé jusqu’en 1917 mais il fut alors occupé par des réfugiés français qui se servirent des portes et des lambris en chêne pour se chauffer. En 1918, lors de la débâcle allemande, le château fut à nouveau occupé par des prisonniers russes puis, après l’armistice, des soldats canadiens y établirent leurs quartiers durant plusieurs semaines. Jusqu’en 1930, il abrita les activités du Cercle des ménagères d’Aische dirigé par la comtesse Madeleine d’Aspremont-Lynden, qui habitait l’autre château du village, le château de Là-bas.

En 1948, Albert Lemense, époux Libotte, fermiers locataires, achetèrent la ferme et, en 1950, le château avec l’étang « pour y renverser le château après démolition ». Poutres et pierres furent utilisées pour l’embellissement de la ferme ou revendues à des démolisseurs qui cherchaient des matériaux après le dénuement causé par la guerre. Disparition d’une partie des douves entre la haute et la basse cour.

Classement inutile.

Le château est classé comme monument depuis le 18 octobre 1977 et le site depuis le 26 avril 1982.

En 1981, Marcel Becker, antiquaire, restaurateur et créateur de meubles devient propriétaire des lieux. Grâce à lui, la ferme est très bien conservée comme elle le fut par ses prédécesseurs mais le château, déjà en ruine lors de son achat, domine la « basse-cour » avec de plus en plus de difficultés malgré l’énorme travail de reconstruction partielle. La tour donjon-pigeonnier était encore couverte de son toit pyramidal jusqu’en 1983 où elle s’est effondrée à moitié malgré la sollicitation des pouvoirs publics qui autorisaient à intervenir d’urgence mais ne savaient pas quand ils rembourseraient. En 2000 la grange (perpendiculaire à l’allée des marronniers) s’est effondrée suite à la tempête de 1999, puis nivelée.


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