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"Au fil de l'eau, au fil du vent", en savoir un peu plus... Accueil > Nos activités >

"Au fil de l’eau, au fil du vent", en savoir un peu plus...


Pour ceux qui n’ont pas eu l’occasion de venir, qui souhaitent en savoir un peu plus sur ce que nous avons appris grâce à notre Guide Nature, Marie Bronchart nous confie ses notes... un immense merci à elle de nous avoir ouvert les yeux sur toutes ces spécificités de "nos terres".

Qu’est ce qu’une tournière ?

Au dictionnaire : Le terme « tournière » désigne une bordure de champ non ou peu cultivée sur laquelle jadis tournait l’attelage animal et où manœuvre aujourd’hui le tracteur au bout des rangs de culture. Ces zones sont souvent des espaces de transition entre deux milieux, qu’il s’agisse de berges d’un cours d’eau ou d’une lisière de forêt. On y retrouve donc très souvent une grande richesse floristique et faunistique. Ces zones, appelées écotones abritent des espèces pouvant appartenir aux deux milieux en contact mais aussi des espèces -spécifiques à ce type de zone. Actuellement la Région wallonne subventionne les agriculteurs (sur une durée de 5 ans) pour les encourager à ne plus traiter ces espaces avec des fertilisants, à ne les faucher qu’après le 15 juillet pour y permettre la nidification et à n’y passer que pour les tâches agricoles. D’autre part, il semble actuellement opportun de créer des zones « tampon » pour éviter ou limiter dans les zones de voisinage, l’érosion, l’épandage et les pertes d’intrants hors des parcelles agricoles et à l’inverse, d’éviter les contaminations des terres agricoles par des éléments extérieurs (trafic routier, …).

Ce que l’on a pu observer dans les tournières :

Taupes

Nous ne pouvons pas vraiment les voire car elles ne se montrent pas.Par contre les taupinières sont bien visibles.
Ses poils sont implantés verticalement pour lui permettre d’avancer et de reculer sans être à rebrousse-poil. A la fin de l’hiver et au début du printemps, les taupes, obligées de restaurer leurs galeries après les gelées de l’hiver - et d’en faire d’autres pour trouver des vers de terre - produisent de nombreuses taupinières. Yeux minuscules qui peuvent uniquement discerner les différences de luminosité. Oreilles très petites sans pavillon (ça gênerait dans les déplacements) mais entend très bien.

Campagnols (souris des champs)

Dans les zones cultivées, les populations de campagnols sont généralement installées en permanence dans un habitat qui leur est favorable, comme la bordure des routes, les rives de canaux ou les terres non cultivées près des champs en production. Les campagnols envahissent les terres cultivées lorsque leur population devient trop importante ou lorsque l’habitat sauvage ne leur convient plus, comme lorsque l’herbe des pâturages sèche en été. Les campagnols ressemblent énormément aux souris domestiques, mais s’en distinguent par leur queue plus courte, leur tête et leur museau arrondis et leurs petites oreilles. Comme tous les rongeurs, ils ont à la mâchoire supérieure une seule paire de larges incisives qui n’arrêtent jamais de pousser. C’est pourquoi ils doivent continuellement ronger des objets pour en user les extrémités. Le campagnol a une robe brun foncé, un abdomen grisâtre qui vire au blanc en hiver. Par contraste, la souris domestique a une robe uniformément grise. Les campagnols des champs habitent d’anciennes galeries de campagnols terrestres ou de taupes lorsque celles-ci sont abandonnées. Ils creusent leurs galeries à l’aide de leurs dents et des pattes. Les nids ont souvent des dimensions importantes. Les campagnols des champs font une multitude de petits trous plongeant souvent à la verticale sur la galerie principale. La plupart de ces petits trous sont reliés par des passages sur terre, le long desquels le campagnol grignote l’herbe.

Nos rivières

Le petit ruisseau de Jausselette que nous avons longé pendant la balade, prend sa source au "Bois du château" sur le territoire d’Aische-en-Refail (Eghezée) et se jette dans la Gette sur la commune de Perwez...revoyons un peu notre géographie :

 La Gette se jette dans le Démer (source près de Tongres et se jette dans la Dyle à Werchter). C’est donc le bassin de l’Escaut.
 La Mehaigne (qui se jette dans la Meuse à Huy) et l’Orneau (source à Grand Leez et se jette dans la Sambre à Jemeppe) font partie du bassin de la Meuse.

Les eaux de la haute Mehaigne se déversaient primitivement dans le bassin de la Gette. Suite à un phénomène de capture, un affluent de la rive gauche de la Meuse à action érosive très efficace a franchi la ligne de faîte entre les deux bassins puis, par érosion régressive, a détourné les eaux de la haute Mehaigne qui se jettent maintenant dans le bassin de la Meuse. La ligne de crête entre les bassins de l’Escaut et de la Meuse culmine dans le bois de Grand Leez (174m). La chaussée romaine suit cette ligne de crête sur toute la partie nord de l’entité d’Eghezée et la Mehaigne lui est parrallèle.

Pour ce qui est de la Mehaigne.

TOUS les villages de l’entité d’Eghezée sont concernés par les sources de la Mehaigne. Dans chaque village de l’entité d’Eghezée il y au moins un ruisseau qui y prend sa source. Ces ruisseaux se rejoignent ensuite pour former "la Mehaigne" :

A Aische, entre autres, il y a le « Ruisseau d’Aische » (bassin de la Meuse) dont un des 3 bras prend sa source au« Fond des loups » qui est distant de 150 m du "Bois du château" (source du ruisseau de Jausselette (bassin de l’Escaut). On voit ici que deux endroits très voisins donnent naissance à des ruisseaux qui se jetteront dans des ruisseaux et des bassins différents.

La source de « la Mehaigne » proprement dite se trouve à Saint Denis (commune de La Bruyère). La Mehaigne se dirige ensuite en direction de Dhuy, Upigny et est alimentées par plusieurs ruisseaux provenant de ces villages pour arriver dans le village de Mehaigne et se diriger vers Noville-sur-Mehaigne.

Le village Noville-sur-Mehaigne est le premier gros carrefour de convergence de plusieurs ruisseaux (de 2ème et 3ème catégorie en provenance d’ Aiche-en-Refail, Liernu, Saint-Germain, Dhuy, Upigny, Mehaigne ) qui constituent « La Mehaigne » qui devient alors ruisseau de 1ère cathégorie.

Un peu plus loin, à Harlue, la Mehaigne sera encore alimentée par les ruisseaux en provenance d’ Eghezée (la Marka), Longchamps, Les Boscailles, Leuze . L’eau venant de Bolinne la rejoindra à Taviers et à Boneffe . Ce n’est que bien plus loin, à Ambresin (commune de Wasseiges), qu’elle recevra l’eau en provenance de Waret-la-Chaussée et Hanret (autres villages d’Eghezée). Carte des zones inondables de la Mehaigne sur la commune d’Eghezée

Cliquez ici pour visualiser la carte en meilleure résolution

On peut voir sur la carte que LA MEHAIGNE SUIT LA CHAUSSEE ROMAINE ou plutôt que LA CHAUSSEE ROMAINE EST PARALLELE A LA MEHAIGNE SUR TOUT LE TERRITOIRE DU NORD D’ EGHEZEE.

Lien vers le site web du Contrat de rivière de la Mehaigne

La qualité des eaux

 Le ruisseau de la Gadave : indice de pollution IPO : moyen
 Le ruisseau de Jauchelette : indice de pollution IPO : moyen
 La Grande Gette à Perwez près de la station d’épuration : médiocre
 La Petite Gette est de qualité moyenne à mauvaise sur tout son cours.
Différentes analyses des eaux des cours d’eau permettent d’établir des indices de pollution.

L’IPO : Indice de pollution organique : paramètres chimiques liés à la pollution organique

Selon cet indice, la qualité de l’eau de la Grande Gette est moyen. C’est le cas également de l’Orbais, du Schoorbroek et des Ruisseaux de Jauchelette, de Grand Rosières et de Gobertange. La Petite Gette est de qualité moyenne dans sa partie amont puis devient médiocre ou mauvaise dans sa partie aval.

IPS : Indice de polluo-sensibilité : algues microscopiques La méthode permet d’estimer le niveau de pollution organique de l’eau et son eutrophisation (azote, phosphore) par les rejets domestiques et les activités agricoles. La Grande Gette à sa source possède un indice moyen qui s’améliore pour devenir bon à partir de Bomal et ce jusqu’à atteindre la frontière flamande. Ceci est en grande partie dû à l’épuration des eaux de la vallée dans la station d’épuration de Zétrud-Lumay.

IBGN : Indice biologique global normalisé : relevés des invertébrés aquatiques. La valeur de l’indice IBGN varie de 1 à 20 (20 correspondant à la qualité la meilleure). Cette méthode permet de diagnostiquer le degré de pollution de l’eau et de dégradation des habitats naturels (berges, fond du lit, végétation, ....) Globalement, le bassin versant de la Grande Gette est qualifié selon l’IBGN de médiocre. Le bassin versant de la Petite Gette contraste avec le précédent par sa qualité globalement plutôt mauvaise. La qualité de la Grande Gette comme moyenne à bonne tandis que la Petite Gette est plutôt moyenne à mauvaise. Le bassin de la Mehaigne est caractérisé par une qualité biologique de moyenne à médicocre.

Pour consulter la carte de la qualité biologique des cours d’eau en Région wallonne (période 2000-2002), rendez-vous ici !

La chaussée romaine

La chaussée Brunehaut reliait Bavai (nord de la France) à Cologne (Allemagne) en passant par Tongres. La chaussée suit en gros la limite de séparation des bassins de l’Escaut et de la Meuse, ce qui a permis aux constructeurs de cet axe de communication d’éviter la construction de ponts sur les rivières et la traversée des zones humides. Cette position surélevée assurait une meilleure surveillance et permettait de distinguer plus tôt l’approche d’un ennemi éventuel. La chaussée facilitait le déplacement des légions et favorisait les échanges commerciaux. Des auberges-relais étaient situées tous les 30km environ (une journée de marche). Les chaussées romaines sont restées les principales grandes voies de communication de Belgique jusqu’au 18è siècle, lorsque les Autrichiens construisent de nombreuses routes. Puis vint le chemin de fer, puis les autoroutes.

Pour en savoir plus sur la chaussée romaine "Cologne -Tongres - Bavay", cliquez ici !

Les éoliennes

Notre région a vu récemment "pousser" de nombreux moulin à vent : en effet, notre région agricole est dotée de vents de très bonne qualité (peu d’obstacles et vents qui atteignent des vitesses importantes).

Pour rappel, les sources d’énergie renouvelables sont converties en énergie utile tout en :

  • réduisant nos émissions de gaz à effet de serre,
  • préservant les ressources naturelles de notre planète,
  • réduisant les pollutions de l’air et du sol,
  • renforçant notre économie locale et créer de nouveaux emplois,
  • réduisant notre dépendance énergétique,
  • et surtout, en constituant un excellent vecteur d’éducation et de sensibilisation à l’Utilisation Rationnelle de l’Energie.

L’énergie éolienne est une énergie d’origine solaire : la rayonnement solaire réchauffe en effet la surface de la terre de manière inégale, en créant donc des zones de température et de pression différentes. Le vent n’est qu’un courant d’air entre ces zones...

L’énergie éolienne transformée en énergie mécanique peut être utilisée :

  • soit directement (pompage de l’eau)
  • soit elle peut être transformée en énergie électrique, via une génératrice ; on parle alors d’aérogénératrice.

La Région wallonne soutien le développement de l’éolien : en finançant les études de vent (60%) et en développant le système des certificats verts (pour en savoir plus). La Région finance aussi un facilitateur éolien.

La Région wallonne s’est fixé comme objectifs d’atteindre la production de 370 GWh à l’horizon 2010 ! ce qui signifie environ 150 éoliennes. Fin 2007 elle en comptait déjà 280GWh - 79 éoliennes.

Une éolienne de 2MW correspond à la consommation d’environ 1250 ménages.

L’éolien à Perwez et à Eghezée... Aujourd’hui, 8 éoliennes d’une puissance de 1,5 MW tournent, et produisent, ensemble, l’équivalent de la consommation de 7200 ménages.

Une demande de permis pour l’extension de ce parc par 2 éoliennes de 2,5 MW est en cours, ce qui ajouterait l’équivalent de la consommation de 3000 ménages.

Un permis pour la construction de 4 éoliennes de 2 à 3 MW a été accordé sur la commune de Warisoulx ; celles-ci produiront l’équivalent de la consommation de 6 à 8000 ménages.

Photo aérienne des 8 + 2 (en projet) éoliennes sur Perwez - Eghezée (source : Air Energy)

Pour en savoir plus sur ces différents projets et réalisations, visitez le site de la Société Air Energy.


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